@Les derniers Tirailleurs (2020) Réalisateur : Cédric Condon et Jean-Yves Le Naour. Auteurs : Jean-Yves Le Naour. Coproducteur : ECPAD.
Avec le soutien du CNC, de France Télévisions, et de la Fondation d’entreprise CARAC ​
@Les derniers Tirailleurs (2020) Réalisateur : Cédric Condon et Jean-Yves Le Naour. Auteurs : Jean-Yves Le Naour. Coproducteur : ECPAD. Avec le soutien du CNC, de France Télévisions, et de la Fondation d’entreprise CARAC ​

La véritable histoire des « tirailleurs sénégalais »

Vendredi 25 Septembre 2020

« Il était une fois un empire de dix millions de kilomètres carrés, de cent dix millions d’habitants, sur lequel le soleil ne se couchait jamais. Il était une fois une force noire qui faisait la fierté des Français… (...) Cette histoire de la force noire, on l’a trop souvent racontée d’en haut. Pour la première fois, les derniers tirailleurs prennent la parole. Ils racontent une autre guerre d’Indochine, une autre guerre d’Algérie, avec les doutes et les certitudes de leurs 20 ans, avant que l’oubli ne s’abatte sur eux depuis les indépendances africaines.» Les derniers Tirailleurs. documentaire / France 5 / dimanche 27 septembre / 22 h 40

https://youtu.be/hoGm2TFIGRc

Les premiers mots du documentaire de Jean-Yves Le Naour, réalisé par Cédric Condon, tracent le cadre pour raconter l’aventure de quelques-uns de ces hommes qui ont appartenu à un célèbre corps militaire, attaché aux « troupes coloniales », créé en 1857. Au sein de ce corps, les « tirailleurs sénégalais » (c’est au Sénégal que s’est formée cette unité, qui a ensuite comporté des engagés d’autres nations africaines dépendant alors de l’Empire français) étaient un des éléments principaux de cette « force noire ».

Pour éviter l’oubli et s’inscrire dans l’histoire, quelques-uns de ces anciens soldats ont accepté de raconter leurs vingt ans d’alors sous l’uniforme. Mais aussi les années qui ont suivi, et toutes les difficultés auxquelles ils ont été confrontés. Car ces hommes qui ont combattu dans tous les conflits – les deux guerres mondiales comme en Algérie ou en Indochine (Vietnam) – sous les couleurs tricolores n’ont jamais eu la nationalité française pour autant. Et certains se sont retrouvés apatrides à l’heure de la dissolution de cette armée et de l’indépendance des pays africains.

Le poète et écrivain Léopold Sédar Senghor, premier président de la République du Sénégal de 1960 à 1980, les avait surnommés les « Dogues noirs de l’Empire ». Certains ont évoqué des « harkis noirs ». Aujourd’hui vieux et souvent désabusés, ces hommes sont sortis de leur silence, et affirment leur qualité « d’anciens combattants ». En témoignent les nombreuses médailles qu’ils ont décidé de porter sur leurs vestes, devant la caméra. Des hommes « effacés de la mémoire nationale, parce qu’ils représentent sa mauvaise conscience ». Tous ces témoins se sont engagés entre 1953 et 1956.

Gérald Rossi.

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